Restaurer, rénover - L'esprit des charpentes anciennes. | La seule façon de restaurer fidèlement un ouvrage ancien en conservant son cachet d'origine, c'est d'utiliser les mêmes moyens que ceux qui ont servi à le réaliser. | 
| On ne peut pas réparer ou rénover des charpentes anciennes avec des moyens modernes, sans les dénaturer ( quand ça n'est pas purement les endommager). La seule façon de restaurer fidèlement un ouvrage ancien en conservant son cachet d'origine, c'est d'utiliser les mêmes moyens que ceux qui ont servi à le réaliser. Spécialisé dans le travail à la main, je peux réaliser des charpentes et ossatures à la façon des charpentiers d'antan, dont le métier était bien différent de celui des charpentiers d'aujourd'hui. Entraîné à travail à la hache, je peux tailler sur place tout le bois nécessaire à un ouvrage, ou bien utiliser de vieux bois de récupération. De loin ou de près, bien qu'il n'y ait pas eu d'évolution majeure dans la théorie de la charpente en presque dix siècles, rien ne ressemble moins à une charpente ancienne taillée à la main qu'une charpente moderne dite "traditionnelle". Ce qui fait la singularité des charpentes d'autrefois c'est cette interaction entre les moyens techniques, les ressources et la pensée de l'artisan d'autrefois: la générosité dans les dimensions des pièces de bois, souvent gauches, la trace inimitable de l'outil, le choix des bois employés et le parti pris de leurs courbes, la maîtrise de l'assemblage. L'agencement général de l'ouvrage, au contraire de notre habitude à rationnaliser, est dirigé par un souci pratique adapté au contexte et où des moyens en apparence limités ont pourtant généreusement pourvu à l'esthétique en rajoutant nombre de pièces "superflues". |
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Architecture, conception d'ouvrages d'inspiration traditionnelle | Réalisations de maisons à ossature bois traditionnelles, charpentes apparentes, extensions, vérandas... |
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Le choix d'une mise en oeuvre du bois non mécanisée mérite d'être au coeur du projet architectural, en terme esthétiques et structurels. L'incomparable aspect du bois massif, la singularité de chaque pièce sera mise en valeur par l'agencement des lignes de l'ossature. Cela implique donc un projet architectural spécifique au procédé constructif, qu'il soit simple ou savant. L'étude du bâti traditionnel en bois, de ses motifs, rythmes et ornements, de ses dimensions et rapports, ouvertures, constitue un préliminaire indispensable pour penser une construction harmonieuse, dans l'évocation des styles régionaux ou plus exotiques auxquels se rattachent des techniques de travail ancestrales, et des types d'assemblages spécifiques. De plus les outils manuels et les techniques anciennes permettent l'emploi de bois courbes, de sections imparfaites, et donnent donc une liberté incroyable de formes et motifs. Selon les projets, une part plus ou moins grande peut être laissée à l'improvisation au moment de la mise en oeuvre, pour s'inspirer des qualités singulière du bois d'oeuvre qui a été choisi. |  |
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Ecoconstruction, maisons en paille... Les matériaux associés au bois se doivent de lui répondre en terme de simplicité. Sauf exigences particulières, dans le cadre d'un projet global, je privilégie l'emploi de matériaux écologiques non issus de la production industrielle. Les différents usages de la paille en bottes ou foisonnée, associée à la terre, offrent avec les connaissances actuelles qu'on en a des solutions vraiment idéales. Leur mise en oeuvre, permet également de grandes libertés de formes, couleurs et matières, et les surfaces et volumes ainsi construits portent admirablement la marque d'une application manuelle, inimitable. L'emploi de la paille et de la terre, de très faible coût est aussi convivial et très accessible ce qui permet d'envisager au commanditaire de traiter le remplissage des structures en auto-construction. Enfin, en termes de qualité d'isolation, durabilité, confort, esthétique, ces matériaux n'ont plus rien à prouver, comme en témoigne la littérature abondante sur le sujet.
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| Travail à l'ancienne - Coûts, avantages, délais. | Le travail à la main est-il plus cher? | Non, tout dépend de ce à quoi on le compare. En comparant à la construction économique moderne (ossatures bois clouées, fermette) mes travaux paraîtrons plus chers. En revanche, pour des structures de type traditionnel, ma prestation est équivalente en prix voire plus économique que celle d'une mise en oeuvre conventionnelle (machines). Cela est dû à la part énorme prise par les investissements en matériel des charpentiers conventionnels, et au coût des matériaux industriels. D'autre part pour une construction neuve, je préconise de bout en bout l'usage de matériaux simples et bruts. Il s'ensuit un coût global réduit par rapport aux matériaux conventionnels, à fortiori en comparaison avec des matériaux écologiques issus de l'industrie.
| Le travail à la main est-il beaucoup plus long? | Certes c'est un autre rythme, mais la lourdeur des moyens utilisés dans le travail conventionnel n'est pas toujours un gain de temps, D'autre part, dans les deux cas, il y a une somme de travail irréductible (conception, tracé). En fait il y aura pour chaque technique des situations où elle est plus efficace et inversement. Par exemple, le débillardage d'un bois courbe peut se faire sur le chantier à la hache et à l'herminette, avec une économie de tracés grâce à l'expérience, alors qu'en opérant de façon conventionnelle, il faudra prendre toutes les mesures, retourner à l'atelier, faire une épure, travailler à la scie à ruban, recharger le bois etc. Enfin la longueur des chantiers dépend souvent plus de la disponibilité des artisans, et de l'intervention d'autres corps de métiers, ce qui relativise beaucoup la part prise par un travail entièrement à la main. En pratique, la différence de temps n'est pas très importante au regard du résultat, et de l'agrément de ce type de chantier. | Ces techniques anciennes sont-elles de meilleure qualité? | D'après Klaus Zwerger, après 1930 dans le Tyrol où le patrimoine bois est très important, le bois équarri à la main était toujours plus prisé que celui obtenu dans les scieries mécaniques pourtant déjà développées depuis longtemps. On considérait que ce bois était plus durable du fait que la surface obtenue par un équarrissage à la hache offre moins de prise au pourissement et retient moins l'eau, et que le fil du bois est mieux respecté. C'est l'utilisation du bois de brin (équarrissage d'une bille entière au lieu qu'elle soit refendue) qui contribue à la très grande longévité des charpentes anciennes. De même les sections très généreuses de ces constructions n'ont rien à voir avec l'emploi rationalisé des constructions économiques modernes -qui sont intéressantes pour ces caractéristiques, mais vieillissent mal. Enfin, il faut considérer que si les charpentes d'antan ne paraissent pas économiques en bois ou rationnelles aujourd'hui, cela n'enlève rien à leur génie. En effet elles étaient totalement adaptées aux procédés constructifs, faites pour durer et bénéficiaient du recul des siècles pour être améliorées. En ce sens, elles s'inscrivaient dans une continuité évolutive longue et très aboutie. | Quels sont les autres avantages? | Il y a principalement les qualités d'ordre sensible (confort, esthétique, atmosphère...), la fidélité des restaurations, les possibilités en matière d'habitat écologique. D'autres bénéfices directement appréciables sont liés à la convivialité de ce type de chantier: peu bruyants, présentant moins de risques et de nuisances pour l'entourage, ils sont attractifs et peuvent constituer une animation appréciée. Le bois d'oeuvre peut être tiré dans l'idéal à partir d'arbres abattus sur place ou à proximité, ce qui en limite également le coût. Vu la légèreté du matériel, je peux mener des chantiers dans des endroits difficiles d'accès et je n'ai pas besoin d'électricité pour travailler. |
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